Assassin’s Creed: Unity, la déroute technique?

Assassin’s Creed: Unity, la déroute technique?

11 novembre 2014 Non Par Michaël Bertiaux

C’est aujourd’hui que le jeu Assassin’s Creed: Unity arrive sur nos tablettes. Cependant, vous ne retrouverez aucune critique en ligne en raison de la mise en place d’un embargo par Ubisoft. Bien que cette façon de faire est monnaie courante dans l’industrie, elle cache souvent des aspects moins rigolos qui pourraient réduire le nombre de copies vendues. Dans le cas d’Assassin’s Creed: Unity, les rapports préliminaires de joueurs ayant obtenu leur copie avant sa sortie officielle n’ont rien de joyeux. Cette première aventure exclusive aux consoles dites next-gen et au PC serait un fiasco technique total.

L’utilisateur TotalBiscuit, à la barre d’une populaire chaîne Youtube, a exprimé son point de vue : « Je n’ai absolument aucun doute que l’embargo concernant Unity se termine après le lancement en raison des nombreux problèmes techniques liés au jeu ». Et il est loin d’être le seul à partager son mécontentement par rapport à ce premier Assassin’s Creed sur PlayStation 4 et Xbox One. Selon les informations que nous avons relevées, Unity peine à afficher 30 images à la seconde en résolution 1080p même avec un processeur i7-2600k et une carte graphique GTX 780. En fait, l’utilisateur EzioCroft des forums NeoGAF va même jusqu’à spécifier que certaines scènes affichent une vingtaine d’images à la seconde et ce malgré avoir téléchargé la mise à jour du lancement.

De plus en plus, les embargos sont utilisés comme un outil aidant les éditeurs à voiler les problèmes de leurs jeux. Une telle pratique ne devrait tout simplement pas exister dans sa forme actuelle. Auparavant, elle était mise en place afin d’éviter que les spoilers se retrouvent partout sur la toile avant la sortie d’un titre important. De nos jours, un embargo est synonyme de publicité mensongère, car un produit nécessitant une importante mise à jour au lancement (donc, une connexion Internet) et peu optimisé ne correspond pas du tout à l’image envoyée aux consommateurs pendant les événements importants où tout semble tellement extraordinaire.

Un autre jeu, Assassin’s Creed: Rogue, est commercialisé aujourd’hui par Ubisoft. Étrangement (j’espère que vous comprenez mon sarcasme), aucune critique n’a été publiée et les sites n’ont pas reçu de copies afin de publier leurs tests. Il faut dénoncer ces pratiques grossières pour que l’industrie évolue en quelque chose d’autre qu’une horreur commerciale. Et Ubisoft n’est pas la seule compagnie pointée du doigt, mais ce cas est particulièrement chaud dans l’actualité.

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