Critique du concert The Legend of Zelda : Symphony of the Goddesses (MàJ)

Critique du concert The Legend of Zelda : Symphony of the Goddesses (MàJ)

18 juin 2013 Non Par Michaël Bertiaux

Après un premier passage à Montréal remarqué en mai 2012, la tournée du concert symphonique Symphony of the Goddesses, qui reprend les mélodies des jeux de la série The Legend of Zelda, était de nouveau de passage à la Place-des-Arts le 14 juin 2013, dans une « deuxième quête » (une référence à la seconde quête disponible dans le premier jeu de la série après l’avoir terminé initialement).

Devant une salle comble, la chef d’orchestre Eímear Noone a dirigé avec brio un groupe de musiciens montréalais, dont le violoniste Jean-Sébastien Roy, qui a su donner vie aux mélodies inoubliables de Koji Kondo. Après une ouverture consistant en un medley du thème de Zelda englobant la série en ordre chronologique, nous avons eu droit à trois grands mouvements couvrant des moments marquants de la série, axés sur les jeux suivants : Link’s Awakening (qui célèbre ses 20 ans en 2013), Ocarina of Time, A Link to the Past, Wind Waker et Twilight Princess, le tout sur fond d’extraits vidéo de ces jeux. Nous avons également eu droit à la musique de Spirit Tracks, de Majora’s Mask et de Skyward Sword. Malgré le medley, les grands absents du concert sont les deux jeux de Zelda sur NES, ainsi que les jeux créés par Capcom pour Nintendo : Oracle of Ages, Oracle of Seasons et Minish Cap, sans compter le jeu dérivé Four Swords.

Malgré des introductions par le producteur et directeur créatif Jeron Moore et son interprète qui coupaient quelque peu le rythme entre chaque mouvement, le concert a passé très rapidement; les images de jeu et l’interprétation impeccable ont réussi à créer une ambiance à la fois nostalgique et rêveuse. On a même pu voir Eímear Noone sortir une baguette spéciale pour diriger les extraits de Wind Waker, reproduisant fidèlement l’outil principal du jeune Link dans cet opus de la série.

Le public montréalais otaku étant ce qu’il est, bon nombre d’amateurs de Zelda sont venus costumés selon leur personnage préféré et l’enthousiasme global des spectateurs n’était certes pas feint. Le concert s’est terminé par trois supplémentaires chaudement applaudies. Les gens ont certainement beaucoup apprécié le spectacle de deux heures et tous ont certainement eu le goût de sortir leurs consoles de jeux pour replonger dans l’univers de Link, de la princesse Zelda et de Ganon.

Alors que les Japonais ont droit à des concerts symphoniques de musique de jeu depuis les années 1980 (le tout premier concert du genre étant celui dédié à Dragon Quest I et II en 1987), il s’agit d’un phénomène plutôt récent en Occident. En constatant la popularité de tournées comme celles de Symphony of the Goddesses, de Distant Worlds : Music From Final Fantasy et de Video Games Live!, ainsi que le fait que les bandes sonores des jeux vidéo sont de plus en plus accessibles, il semble bien qu’il ne s’agit pas d’un simple effet de mode. Après tout, la musique de films a fini par gagner ses lettres de noblesse et c’est maintenant au tour de la musique de jeux de se faire respecter en tant que forme d’art.

Un article de Sarah Szefer

En bonus, voici une entrevue vidéo réalisée avec Jeron Moore, uniquement en anglais. Les questions seront ajoutées plus tard à même l’entrevue :

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