Critique : Class of Heroes 2

Critique : Class of Heroes 2

6 juin 2013 Non Par Michaël Bertiaux

Près de quatre ans jour pour jour après la sortie nord-américaine de Class of Heroes, la série continue son bonhomme de chemin sur PSP et Vita grâce à la persévérance des compagnies MonkeyPaw Games et Gaijinworks qui, malgré une campagne de financement Kickstarter échouée, avaient promis de localiser la suite pour en faire profiter aux fans situés hors du Japon. Avec plus de spécialisations, des donjons améliorés et des retouches par rapport au jeu original, comment s’en tire ce Class of Heroes 2?

L’école des vétérans

Le jeu débute alors que vous êtes introduit à votre nouvelle école, qui sert de camp de base à vos opérations. C’est dans ses pièces que vous assemblerez votre équipe d’aventuriers, que vous pratiquerez l’alchimie, que vous accepterez des missions ou participerez à d’autres activités, notamment le shopping. Vous avez le choix entre créer des héros ou en sélectionner parmi ceux déjà disponibles. L’important est de composer une équipe de six aventuriers avec des synergies : trois à l’avant et trois à l’arrière. D’un côté votre force de frappe et de l’autre, le soutien, tant sous la forme de magie que de héros dotés de pouvoirs à distance. Attention car, malgré ce qu’on pourrait croire, le Ranger n’est pas équipé d’un arc au commencement, ce qui parait très illogique et m’a causé des soucis en combat. Une fois votre équipe formée et votre première quête acceptée vient le temps de se diriger dans le premier labyrinthe et, dans bien des cas, vos premiers échecs.

Class of Heroes 2 n’est pas un jeu pour débutants. Si vous n’êtes pas un habitué des dungeon-crawlers à la Etrian Odyssey, vous serez surpris du manque de tutoriels. Cette suite assume que vous êtes un connaisseur et que vous aimez relever des défis. D’abord, il existe 10 races distinctes et 19 classes, vous comprenez qu’il devient facile de se perdre. Je n’ai rien contre la complexité, au contraire, mais puisque je n’avais pas eu la chance de mettre la main sur le premier volet, la courbe d’apprentissage était disons abrupte. Et pourtant, je ne suis pas inapte avec ce genre. Pour cette raison, Class of Heroes 2 ne plaira qu’aux vétérans, mais qui ne s’en doutait pas?

class of heroes 2

La mort vous va si bien

Une fois entré dans le premier labyrinthe extérieur (auparavant, il n’y avait que des donjons intérieurs), vous naviguez et tentez de trouver la sortie. Les ennemis s’affichent aléatoirement à l’écran, sauf dans certains cas où un symbole d’épées croisées se trouve au sol, indiquant un combat inévitable. Les batailles en tant que tel vous causeront des maux de tête si vous n’êtes pas prêts : les monstres cognent dur et vos aventuriers non. Pour cette raison, vous devrez répéter les mêmes zones, un grind qui n’est pas étranger à ce genre particulier. Mais si un de vos compagnons meurt en combat, il peut disparaitre définitivement. Attendez, quoi?! Voilà une toute nouvelle définition du mot hardcore. En fait, si un de vos aventuriers meurt dans le labyrinthe, vous avez une chance d’aller le secourir, mais au bout d’un moment ce sera trop tard. J’en ai fait l’expérience malheureuse et croyez-moi, c’est frustrant. J’ai vécu une panoplie de moments fâchants avec Class of Heroes 2 puisque ses mécaniques ne sont pas clairement expliquées. La jauge de tension? J’ai deviné son fonctionnement. C’était un peu de ma faute car il existe un manuel virtuel qui m’a été d’un grand secours plus tard dans mon exploration de ce monde où la mort rôde à tous les détours.

Je ne me souviens pas si je l’ai précisé, mais ce jeu est DIFFICILE. Vous êtes empoisonné et vous n’avez pas d’antidote pour les membres qui en ont besoin? Bonne chance! À chacun de vos pas, vous perdrez de la vie. Je donne la mauvaise impression de ne pas avoir aimé le jeu, mais en vérité, j’ai entretenu une relation haine/amour. J’ai apprécié redoubler d’efforts pour atteindre un objectif, accomplir une mission ou tout simplement fabriquer une arme dévastatrice dans les labos de l’alchimiste ultra efféminé après avoir trouvé les matériaux requis. Le choix incroyable de classes et de races vous donne accès à une multitude de stratégies valables. L’aspect old-school en ravira plusieurs. Côté graphiques, Class of Heroes 2 n’est pas des plus spectaculaires : une 3D de base et des personnages en style animé japonais. Gaijinworks a ajouté quelques effets spéciaux par rapport à la version originale, et ces derniers ajoutent du punch à vos attaques. La musique colle bien à l’atmosphère générale, tantôt sereine, tantôt rythmée à souhait lors de combats acharnés.

class of heroes 2

[easyreview title=”Verdict” cat1title=”Résumé” cat1detail=”Au final, Class of Heroes 2 est un excellent jeu qui s’ajoute à la petite liste des dungeon-crawlers disponibles sur PSP et Vita. Riche en contenu, difficile et complexe, il sera adoré par les uns et détesté par les autres. Je fais plutôt partie du premier groupe, même si je crois que certains choix au niveau de la conception ne me plaisent point. J’ai aimé l’alchimie, mais le système en soit n’est encore une fois pas détaillé dans le jeu, et le manuel virtuel n’est pas une solution à tout. Dans le genre, il ne se fait pas beaucoup mieux, mais si vous vous attendez à un Etrian Odyssey, vous serez peut-être déçus. Même s’ils partagent un créneau, ils ne se ressemblent pas du tout. Je donne à Class of Heroes 2 une note de 4 / 5 car je considère qu’il en vaut la peine, suffit de vouloir s’y investir. L’histoire et les quêtes ne vous intéresseront pas vraiment. Les combats et le développement de votre équipe, en revanche, vous tiendrons occupé longtemps. Critique réalisée sur PSP.” cat1rating=”4″]

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