Critique : Ni No Kuni

Critique : Ni No Kuni

28 janvier 2013 Non Par gabvez

Ayant d’abord vu le jour sur Nintendo DS en 2010, voilà que Ni no Kuni refait surface en tant qu’exclusivité PlayStation 3. Le jeu raconte l’histoire d’Oliver, un petit garçon âgé de 13 ans qui vient de perdre sa mère, décédée suite à des complications cardiaques. Après cet événement tragique, Oliver se referme sur lui-même et tente de se consoler avec une peluche qui lui avait été donnée par sa mère. Ses larmes ont un effet bizarre sur la peluche, qui se transforme en petit personnage avant de se présenter en tant que M. Drippy, une fée provenant d’un autre monde. Drippy informe Oliver qu’il est encore possible de sauver sa mère en aidant son âme sœur dans le monde dont il provient, qui est parallèle à celui du jeune personnage. Pour pouvoir visiter ce monde, le protagoniste doit apprendre la magie, ce qu’il arrive à faire grâce à un vieux grimoire caché dans son foyer. À l’instar de tout bon jeu de rôle japonais, l’univers de Ni no Kuni est très bien construit. Le concept des mondes parallèles n’en est pas un facile à réaliser. Drippy l’explique bien ; chaque personne dans le monde d’Oliver est reliée de manière très étroite à quelqu’un dans le monde réel, soit Motor City. On appelle ces personnes des âmes sœurs et si l’une d’elle a disparue, on peut trouver des indices sur sa disparition en allant voir son âme sœur dans l’autre monde!

ni no kuni gameplay

Évidemment, ce bel univers serait gaspillé si une bonne jouabilité n’était pas au rendez-vous. Il y a énormément d’éléments dans Ni no Kuni. En plus d’avoir à gérer le voyage entre deux mondes pour trouver des indices, le joueur doit également apprivoiser un système de combat très complet, plusieurs personnages ainsi qu’une quantité assez exceptionnelle de sorts. D’ailleurs, l’une des grandes qualités du jeu est d’expliquer de manière adéquate un ensemble varié de mécaniques différentes. Elles ne sont pas toutes expliquées en même temps ou dans une option cachée au fin fond du menu pause, elles sont plutôt révélées de façon sporadique dans un ordre qui va de pair avec l’évolution de l’histoire. L’un des éléments qui aurait pu devenir problématique est le nombre de sorts auxquels Oliver a accès. Des sorts de soin, d’autres permettant de parler aux esprits, de revigorer de vieilles plantes séchées ou encore une bonne vieille boule de feu. La magie fait partie intégrante de Ni no Kuni, on ne l’utilise pas uniquement en combat, on l’utilise partout. Une mécanique importante du jeu provient d’ailleurs d’un sort permettant de prendre les émotions d’un personnage, l’enthousiasme par exemple, et de le donner à un autre personnage qui en a gravement besoin. Point important à noter, on ne débloque pas les différents sorts en gagnant des niveaux, mais bien en trouvant des pages du grimoire, qui seront récupérées au courant de l’histoire principale ou encore en tant que récompense dans plusieurs des nombreuses quêtes secondaires.

ni no kuni gameplay boss

Car oui, des quêtes secondaires, on en complète beaucoup! Il est d’ailleurs conseillé d’en faire plusieurs, étant donné qu’elles mènent les joueurs qui veulent avancer un peu trop vite à combattre plus d’ennemis et à gagner plus d’expérience. En effet, le jeu peut rapidement devenir difficile si on ne prend pas le temps de passer en mode « grinding » pour gagner quelques niveaux. Heureusement, combattre dans Ni no Kuni n’est pas une corvée. Les batailles n’arrivent pas aléatoirement, ce qui aide grandement ; on voit tous les ennemis sur la carte. Un joueur plus impatient peut donc décider de les éviter tandis que celui qui veut monter de niveau le plus rapidement que possible peut courir vers eux pour les combattre. Les mécaniques de combat proposées par Level-5 divergent un tantinet des jeux de rôle japonais habituels. On peut contrôler un personnage à la fois, les autres étant gérés par une intelligence artificielle. Le joueur peut manœuvrer un personnage à sa guise dans l’arène de combat et ainsi attaquer, se défendre, lancer un sort, utiliser des objets ou se sauver. Il faut réagir aux moindres faits et gestes des ennemis en défendant au bon moment ou en contre-attaquant au moment opportun. Les personnages principaux sont accompagnés de familiers ou, si vous préférez, des créatures. Au début de chaque combat, le joueur doit choisir qui se lancera dans l’arène et ensuite il peut sélectionner un familier. Ces derniers existent en plusieurs types ; certains sont meilleurs pour attaquer, d’autres pour se défendre ou utiliser de la magie. Ils ont chacun un type et des caractéristiques qui les rendent plus puissant ou moins efficaces contre un autre type en particulier. Ce système n’est pas sans rappeler celui de la très populaire série Pokémon. Les familiers ont des niveaux, des habilités et peuvent également utiliser des armes, des armures et des objets pour améliorer leurs statistiques. En plus de combattre aux côtés du héros Oliver, le joueur peut également nourrir ces créatures afin d’améliorer leurs habilités. Le système de combat a donc tous les éléments pour offrir une excellente profondeur. Toutes ses particularités sont expliquées au fur et à mesure que l’aventure se dévoile. Un certain temps d’adaptation est nécessaire, mais une fois que le joueur maîtrise ce système innovant, les combats s’exécutent comme un charme.

ni no kuni explore

Au final, Ni no Kuni : Wrath of the White Witch est un jeu que tout le monde se doit d’au moins essayer. Il a tout pour plaire aux mordus des jeux de rôle japonais en plus de posséder les caractéristiques nécessaires pour attirer les curieux qui ne s’y intéresseraient pas normalement. Le système de combat est complexe, mais assez simple à comprendre et offre beaucoup de diversité. L’univers est très bien ficelé, on visite un grand nombre de villes et de forêts plus fantastiques les unes que les autres. Il y a beaucoup d’éléments à découvrir lorsqu’on joue au jeu, des histoires racontées dans le grimoire d’Oliver, des quêtes secondaires à compléter et une trame sonore exceptionnelle à savourer. Le studio de développement Level-5 a fait affaire avec le studio Ghibli (Princesse Mononoke) pour s’occuper des cinématiques et du style graphique en général, qu’on croirait issu du meilleur animé japonais. Il s’agit d’un jeu magnifique ayant une chance de relancer un genre qui a pris beaucoup trop de recul en Amérique du Nord.

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Une critique de Gabriel Vézina

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