Critique de Disgaea 4 : A Promise Unforgotten

Critique de Disgaea 4 : A Promise Unforgotten

25 septembre 2011 Non Par Michaël Bertiaux

Le deuxième opus de la série Disgaea sur PlayStation 3 est enfin arrivé et cette fois, Nippon Ichi Software a compris que les gros pixels de l’ancienne génération n’étaient plus possibles. Le jeu vidéo a droit à un traitement haute définition très rafraîchissant, celui que l’on espérait depuis longtemps. Mais est-ce qu’un visuel amélioré suffit?

Bienvenue à nouveau dans le Netherworld

L’histoire de Disgaea 4 : A Promise Unforgotten prend place dans le Netherworld, cet enfer aux multiples dimensions. Le personnage principal, Valvatorez, est un jeune vampire dont les pouvoirs spéciaux ont été perdus. En conséquence, il veille sur une prison de Prinnies, ces mignons et petits pingouins explosifs. En rogne contre le gouvernement en place, il se révolte et bâtit une armée afin de régner en maître absolu, connu en tant que Overlord – à l’image de Laharl dans le tout premier Disgaea.

Tradition oblige, le jeu est teinté d’humour. Les dialogues en particulier ne se prennent pas du tout au sérieux. Les blagues abondent, sans toujours faire mouche. La franchise fonctionne de cette façon. L’histoire ne représente que la façade du « vrai » jeu, lequel demande des heures et des heures afin de venir à bout des différents personnages secrets dont les niveaux excèdent bien souvent la limite du raisonnable. Voilà pourquoi Disgaea s’est démarqué : par son contenu qui n’en finit plus.

Une recette à l’épreuve du temps

Pour les nouveaux, Disgaea fonctionne sur un principe simple : le joueur déplace des unités sur une grille, effectue des attaques et achève son tour. Il use de stratégie ou se retrouve vite avec un écran « Game Over ». Plusieurs nouveautés étoffent ce quatrième volet, dont la possibilité de créer une tour avec ses coéquipiers et attaquer un ennemi autrement inaccessible. Aussi, les monstres sont capables de fusionner et en créer un autre gigantesque.

D’autres éléments du jeu sont de retour, incluant les « geo panels », le « magicchange », soulever et projeter un coéquipier, et plus encore. Disgaea 4 possède une tonne de fonctionnalités, il s’agit d’un jeu complexe riche de contenu. En plus des stratégies habituelles, les développeurs ont ajouté une nouvelle facette, celle de la « Power Map » où unités et symboles maléfiques sont placés de sorte à obtenir des bonus importants. Il y a beaucoup à apprendre, même si la série repose sur une base qui n’a presque pas changé depuis 2003.


Je veux jouer en ligne, dood!

Disgaea 4 innove par rapport à ses prédécesseurs en offrant des fonctionnalités en ligne uniques. Le joueur peut partir à la conquête d’un autre monde en devenant pirate. Il est aussi possible de venir en aide à un ami à bord de son propre vaisseau spatial personnalisé. Nippon Ichi Software a incorporé un outil de création de niveaux – ils sont envoyés sur ses serveurs et téléchargeables instantanément.

En somme, Disgaea 4: A Promise Unforgotten emprunte beaucoup des autres titres de la franchise et vient ajouter ses propres facettes uniques qui plairont aux fans de la série. Les nouveaux seront facilement déroutés par le degré de difficulté et l’aspect «grinding» si bien connu de ces jeux vidéo. Inutile de préciser que ce produit ne s’achève pas avant une bonne trentaine d’heures et ce n’est que pour le scénario principal. Avec l’Item World et les niveaux experts, en plus de ceux disponibles en ligne pour se pratiquer, Disgaea 4 possède une durée de vie hors du commun.

[easyreview title=”Verdict” cat1title=”Résumé” cat1detail=”Disgaea 4 : A Promise Unforgotten est un SRPG destiné aux joueurs chevronnés en mesure d’investir bon nombre d’heures à répéter des actions similaires – détruire les ennemis d’une carte donnée et ainsi augmenter de niveau, débloquer des classes de personnages, des armes, etc. Sa présentation est agréable, très colorée et vivante. Certaines pistes de la trame sonore j-pop en grande partie en valent le détour. Un jeu vidéo complet, difficile et unique malgré les ressemblances avec le passé.” cat1rating=”4″]