Collection de jeux vidéo à l’université de Calgary

Collection de jeux vidéo à l’université de Calgary

22 septembre 2010 Non Par Michaël Bertiaux

Les jeux vidéo occupent une place importante au sein de l’industrie du divertissement. Preuve irréfutable que le médium grandit en maturité et en impact social, le quotidien The Calgary Herald nous apprend que la University of Calgary cumule à l’heure actuelle bon nombre de « reliques » en lien avec l’industrie dans l’objectif de posséder sa propre collection disponible en tout temps dans sa bibliothèque. En plus des consoles rétro, par exemple l’Atari et le Commodore, l’institution scolaire possédera des machines plus récentes comme la Nintendo Wii, la PlayStation 3 et la Xbox 360.

Jerremie Clyde, libraire à cette université, croit que ce geste est qualifiable de révolutionnaire. « En ce moment nous avons droit à une génération de professeurs et d’étudiants aux cycles supérieurs qui ont grandi avec les jeux vidéo dans leur paysage média. Il y a une nouvelle génération d’universitaires en approche qui ont joué aux jeux vidéo toute leur vie. »

La collection devrait accueillir ses premiers curieux en mars 2011. À l’image des œuvres manuscrites disponibles dans la bibliothèque, les universitaires ainsi que les professeurs seront en mesure d’emprunter des jeux. Qui plus est, des locaux spéciaux seront emménagés expressément pour la collection, où les intéressés pourront se pratiquer à Rock Band, entre autres. C’est à se demander si d’autres universités canadiennes emboîteront le pas, dont l’Université Laval.

Y’a-t-il un potentiel de flânage? Jerremie Clyde croit que si, mais ne s’en inquiète pas : « Il y a déjà un potentiel pour que les étudiants perdent leur temps. Ils possèdent des jeux sur leurs téléphones intelligents et leurs iPhones, (ont accès à) des jeux Web tel Farmville. Ça ne change rien. » Il compare même les jeux vidéo à du travail lorsque étudié sérieusement : « Les jeux vidéo sont plaisants lorsque c’est pour jouer. Dès que vous devez les utiliser pour les études ou la recherche, ça devient un peu comme du travail. Vous vous retrouvez à baratiner, vous demandant comment un développeur a accompli quelque chose, ou comment la lumière est simulée, et ça devient lourd.»

Côté budget, pas d’inquiétudes : la bibliothèque dispose d’un porte-feuille de neuf millions de dollars à dépenser annuellement. La collection en tant que tel devrait s’élever à moins d’un pour cent de ce budget.

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