Les antidépresseurs au secours des joueurs compulsifs

Les antidépresseurs au secours des joueurs compulsifs

22 août 2010 Non Par Michaël Bertiaux

Une nouvelle étude menée en Corée du sud par Han, Hwang et Renshaw de la Chung Ang University démontre que l’utilisation d’un antidépresseur commun, le bupropione, diminue de façon significative l’envie de jouer à des jeux vidéo sur l’Internet en plus de ralentir l’activité cérébrale déclenchée par ceux-ci. Cette drogue est couramment utilisée dans le but de perdre du poids ou encore cesser de fumer.

Un test a été effectué auprès de deux groupes de joueurs, dont un jugé compulsif, dont les participants investissent au minimum 30 heures devant leur titre favori par semaine, le cas échéant, Starcraft. Parmi les 11 participants de ce groupe, deux avaient divorcé des suites de leur dépendance tandis que six autres avaient manqué plus de deux mois d’école pour raffiner leurs stratégies sur les serveurs de Battle.Net. Au cours d’une période de six mois, des chercheurs leur ont administré de la bupropione à petites doses.

Initialement, les joueurs compulsifs ont affiché une activité accrue dans l’hémisphère gauche de leur cerveau en présence de repères liés à Starcraft, activité enregistrée à l’aide d’un appareil MRI. Les joueurs figurant dans le groupe dit normal n’a pas affiché pareille activité. Après les six mois de traitement, cette différence s’était estompée, sans toutefois disparaitre complètement. En Corée, la dépendance aux jeux vidéo en ligne est un réel fléau : selon le gouvernement, un joueur sur dix en souffre, soit environ deux millions de personnes.

Pour plus de détails concernant cette étude, visitez : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20695685?dopt=Abstract

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